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ARTICLES DE 2007
Olivier Tali est un drôle de bonhomme. Heureux propriétaire d'un bien joli restaurant dans les Laurentides, Le Cheval de Jade, il n'a néanmoins pas résisté à une véritable folie : réhabiliter une vieille tradition culianaire très française, le canard à la presse. Étonnant et savoureux.
Une folie qui coûte cher. Car l'objet est superbe.
Le pressoir, fabriqué avec soin par un bijoutier français,
est une véritable oeuvre d'argenterie.
Vingt et une de ces oeuvres d'art sont en fonction dans le monde. Le moment
est historique. Le pressoir trône au centre du restaurant, près
du poste de flambé, exhibant son imposante carure, orné
de têtes de lions aux pattes imposantes, ''il a une centaine d'années,
explique notre chef, les yeux pétillants. Et d'après les
têtes de lions, on peut affirmer qu'il vient de Rouen.'' Ce félin,
symbole de la ville normande, représente la puissance même.Celle
qui servira plus tard à extraire le jus unique de la carcassse
du canard et à recréer ainsi, d'une vieille recette tombée
dans les oubliettes, le caneton à la Rouennaise.
Qu'est-il bien arrivé à Olivier Tali pour
qu'il se lance dans une telle aventure? La passion du métier. Le
respect de la mémoire culinaire de notre monde. Son Cheval de Jade
est à l'image de ce culte pour l'authenticité. Il prépare
sa bouillabaisse avec des poissons qu'il fait venir de Marseille par avoin,
tout simplement pour que le plat puisse encore porter ce nom. Exigeant,
vous dites ?
En descendant la côte de Saint-Jovite, le Cheval de Jade apparaît
au beau milieu d'un paysage flamboyant. La vieille maison est entourée
d'une ravissante ''galerie'' de bois, une terrasse invitante à
la belle saison. À l'intérieur, l'ambiance est cosy, confortable.
De belles toiles d'artistes régionaux invitent à l'admiration
des paysages environnants.
L'accueil est aussi poli que sympathique, soigné. On jette rapidement
un oeil sur le pressoir, l'objet de toutes les convoitises, avant de s'asseoir
à table. Nappes blanches, coutellerie d'apparat et personnel aux
petits soins. qui offre rapidement une mise en bouche, un potage forestier
servi dans un petit verre, rehaussé d'une mousse parfumée
à la truffe. C'est le chef en personne qui vient vous présenter
cette ouverture. ''Vous allez devoir m'aider, pour le canard'', poursuit
le chef, qui sait bien que nous avons dû réserver pour vivre
cette expérience unique. Interrogation dans les yeux, que faudra-t-il
bien effectuer pour avoir le privilège de goûter ce fameux
plat ?
En attendant, coup d'oeil à la carte. Pour choisir
une entrée, d'abord, puis reluquer cette suite de plats composés
des meilleurs produits de la région. Saumon fumé, rillettes
de canard, filet de porc ou carré d'agneau. Sauces parfumées,
accompagnements soignés, Olivier Tali a le souci du détail.
Les rillettes de canard sont bien entendu préparées maison.
Effilochés de chair savoureuse, servies avec confiture d'oignon
et petit mesclun de jeunes pousses des plus fraîches et des plus
tendres.
Le carpaccio de pétoncles baigne dans une émulsion de citron
et de miel, aromatisée à l'huile de coriandre. La salade
de fenouil est décorée de quelques crevettes, tout en finesse.
Mais la patience a ses limites. Le grand moment approche. Olivier nous
appelle au poste de flambée : il est plus que temps de presser
le caneton. La bête a été élevée à
Prévost, à quelques kilomères d'ici, par André
Cherrier, un maître canardier éleveur. Détenteur lui
aussi de ce savoir unique, protégé jalousement par l'Ordre
des canardiers, une association française créée en
1986, qui promeut le savoir-faire de ce plat unique dans le monde entier.
Le caneton pèse à peine deux kilos. Après huit semaines
d'un élevage consciencieux, il se retrouve ici, prêt à
séduire les papilles.
Devant son poste de flambée spécialement construit dans la salle, Olivier découpe la carcasse à peine cuite, tout en expliquant les origines du plat. Une tradition qui remonte à plusieurs centaines d'années, toujours mises en valeur dans certains grands restaurants, telle la très parisienne Tour d'Argent. Il prélève d'abord les cuisses, qu'il met de côté. Le reste de l'ossature s'en va au pressoir. Pendant qu'Olivier tient fermement la base, le client tourne avec force la manivelle. Lentement, un jus coule dans une saucière. Tous les arômes sont ainsi récupérés, à peine trois onces, prêts à conférer à la sauce toute sa saveur. Retour au poste de flambée. Olivier fait chauffer le cognac. Allume la flamme et verse ensuite une préparation dense à base de vin rouge, de fond et d'échalotes françaises. Il ajoute ensuite un doigt de porto et un beurre de foie gras maison avant de poursuivre la cuisson quelques minutes. Il ajoute le jus du canard, remue encore quelques instants : C'est prêt ! Une sauce riche, presque épaisse, brune, pleine de saveurs.
La dégustation est grandiose. Fines tranches de chair rosée, sauce exquise et légumes sautés de saison : le plat séduit par son ampleur, et Olivier, satisfait, sourit. La soirée se termine sur une note sucrée ravissante. Une tournée des meilleurs deserts s'offre à nous : tarte au citron, macaron à la pistache et croquant au pralin et truffes au Grand Marnier. Le moment d'exception, inoubliable.
La voix du succès - Gildas Meneu - décembre 2007
M. Olivier Tali est l'un
des cinq Maîtres Canardiers au Québec et le seul à
faire la recette du Caneton à la Rouennaise en salle au Canada,
dans son restaurant Le Cheval de Jade, à Mont-Tremblant.
Pour préparer ses canetons, qui sont tous numérotés
afin de préserver la tradition, il utilise une presse à
canard qui lui sert à extraire le jus de la carcasse. Celle qu'il
utilise date d'une centaine d'années et viendrait de la ville de
Rouen en Normandie, si l'on se fie aux pattes et aux têtes de lion
qu'on peut apercevoir sur ce véritable objet d'art. M.Tali remet
à ses clients une attestation portant le numéro du caneton
qu'ils ont dégusté. Au moment d'écrire ces lignes,
le maître Canardier avait servi 366 canetons depuis ses débuts
en janvier 2005. Gourmets et curieux sont invités à assister
aux démonstrations et dégustations du Caneton à la
Rouennaise que M. Tali fera aux marchés d'été de
Val-David, le 25 août et de Mont-Tremblant, le1er septembre.
Point de Vue Laurentides- 24 août 2007
Ce restaurant est le lauréat de prix prestigieux dont la table d'or et il honore les poissons, le foie gras et les produits régionaux. Le Caneton à la Rouennaise est réputé. Optez pour leur menu découverte.
Moi & Compagnie- 30 idées pour prolonger l'été, 22 restos à découvrir - 16 août 2007
Le restaurant Le Cheval de Jade était fournisseurs officiels de l'évênement K'AbA, une fête exclusive signée Cirque du Soleil dans le cadre du Party Champ Car sur le site de Le Grand Manitou à Tremblant le 01juillet 2007.
Le 19 mars dernier, à l'Hôtel St-Paul dans
le Vieux-Montréal (restaurant Cube), a eu lieu un dîner consulaire
haut en couleurs où dix nouvelles personnes ont été
intronisées : M. Gérard Serre, Consul général
de France, M. Michel Brunet, M. et Mme De-Siran-De-Cavanac, Me Benoît
Guérin, Mme Aurélie Laurent-joye qui représente Les
vins de l'Échanson de Francis Cabrel et de Matthieu Cosse, Mme
Brennie Matute, membre du gouvernement du Honduras, M. Maxime Ménivier
ainsi que M. et Mme Sensemat.
...Après les intronisations, M.Olivier Tali, chef propriétaire
du Cheval de Jade à St Jovite, a fait une démonstration
du fameux Caneton des Laurentides à la presse...
Les lettres Gastronomiques - Éditions Debeur - 01
avril 2007







